vendredi 1 novembre 2013

La Belle et la Bête

La Belle et la Bête
 
Voyez ce que produit l’orgueil de cette petite créature, disaient-elles. Que ne demande-t-elle, des robes comme nous : mais non, mademoiselle voulait se distinguer ! Elle va causer la mort de notre père et elle ne pleurera pas. –Cela serait fort inutile, reprit la Belle, pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa colère et je me trouve fort heureuse puisqu’en mourant j’aurai la joie de sauver mon père et de lui prouver ma tendresse.
-Non ma sœur lui dire les trois frères, vous ne mourrez pas car nous irons trouver ce monstre, nous périrons sous ses coups si nous ne pouvons le tuer. –Ne l’espérez pas mes enfants, leur dit le marchand ; la puissance de la Bête est si grande qu’il ne me reste aucune espérance de la faire périr. Je sui charmé du bon cœur de la Belle, mais je ne veux pas l’exposer à la mort. Je suis vieux et il ne me reste que peu de temps à vivre ; ainsi je ne perdrai que quelques années de vie que je ne regrette qu’à cause de vous mes chers enfants.
-Je vous assure, mon père, dit la Belle, que vous n’irez pas à ce palais sans moi, car vous ne pouvez m’empêcher de vous suivre, là ou vous irez, j’irai aussi. Elle ajouta : quoi que je sois jeune, je ne suis pas attachée à la vie, et j’aime mieux être dévorée par ce monstre que de mourir du chagrin que me causerait votre perte, votre mort. On eu beau dire, la Belle voulut absolument partir pour le beau palais ou habitait le monstre, ses sœurs en étaient charmées parce que les vertus de cette cadette leur avaient inspiré beaucoup de jalousie.
Le marchand était si occupé à la douleur de perdre sa fille, qu’il ne pensait pas au coffre qu’il avait rempli d’or ; mais aussitôt qu’il se fut enfermer pour se coucher, il fut bien étonné de le trouver au pied de son lit. Il résolu de ne point dire à ses enfants qu’il était devenu riche, parce que ses filles auraient voulu retourner à la ville pour y vivre et qu’il était résolu de mourir dans cette campagne, mais il confia ce secret à la Belle qui lui apprit qu’il était venu quelques gentilshommes pendant son absence, qu’il y en avait deux qui aimaient ses sœurs. Elle pria son père de les marier ; car la Belle était si bonne que, malgré leurs défauts, elle les aimait et leur pardonnait de tout son cœur le mal qu’elles lui avaient fait. Ces méchantes filles se frottèrent les yeux avec un oignon pour pleurer lorsque la Belle partit avec son père ; mes ses frères pleuraient pour de bon aussi bien que le marchand, il n’y avait que la Belle qui ne pleura point parce qu’elle ne voulait pas augmenter leur douleur.
Le cheval s’engagea sur la route menant au palais et, sur le soir,  ils l’aperçurent illuminé comme la première fois. Le cheval alla tout seul à l’écurie et le bonhomme entra avec sa fille dans la grande salle où ils trouvèrent une table magnifiquement servie, avec deux couverts. Le marchand n’avait point le cœur à manger quoi que ce soit, mais la Belle, s’efforçant de paraître tranquille, se mis à la table et le servit. Puis elle se dit en elle-même : la Bête veut m’engraisser avant de me manger puisqu’elle me fait faire si bonne chère.
Quand ils eurent soupé, ils entendirent un grand bruit. Le marchand dit adieu à sa chère fille en pleurant car il pensait que son heure était arrivée et que c’était la Bête. La Belle ne put s’empêcher de frémir en voyant cette horrible figure, mais elle ce rassura de son mieux et, le monstre lui ayant demandé si c’était de bon cœur qu’elle était venue, elle lui dit oui en tremblant. A suivre….
 
Josué Matthieu

Esprit et Vie de juillet 2011

Lectures : Sagesse 12,13…19 ; Psaume 85 ; Romains 8 : 26-27 ; Matthieu 13 : 24-43
Esprit et Vie de  juillet 2011
Quel point commun entre les Évangiles de ce mois ? Apparemment difficile à déceler. Sinon qu'ils sont « Bonne Nouvelle » pour nous. Bonne Nouvelle d'un amour offert. Et comment Jésus offre-t-il son amour ? Quelle manière particulière a-t-il de nous aimer ? Allons à la rencontre de ces textes pour y découvrir comment il nous aime.
Il nous aime en faisant confiance à la terre que nous sommes. Il ne craint pas d'y jeter le bon grain de sa parole. Et quand survient du mauvais, il continue de faire confiance à la puissance de la bonté de son don et à la réceptivité de notre cœur pour vaincre toute ivraie.
Il nous aime dans le don qu'il nous fait de ces histoires de blé, de perle, de trésor, confiant en notre capacité d'y trouver les secrets de son cœur, que n'épuise aucune interprétation. Il nous aime en se faisant le chercheur de nos vies, nous espérant, nous cherchant parce que nous sommes de grand prix à ses yeux. Mais aussi nous offrant la possibilité de le trouver et de lui offrir notre pauvre amour.
Il nous aime en nous indiquant, par ses propres choix, des chemins de vie. Il aime en étant bouleversé par cette foule sans berger, ayant faim de pain et de beaucoup plus que du pain. Il aime par sa bénédiction qui fait de nos pauvres offrandes, une nourriture d'abondance.
Il nous aime par son choix d'un certain type de royaume. Pas celui qu'on obtiendrait par la séduction, la puissance, mais un Royaume de miséricorde, de partage, de libération, d'égale dignité de tous.
Il est des titres qui sont trompeurs. Est-ce vraiment la parabole de l'ivraie ? Cette parabole est d'abord en continuité de celle du semeur. Le semeur a semé du bon grain dans un terrain qui est bon. S'il sème ce qui est bon, c'est que lui-même est bon. Thérèse Couderc, disait de lui : « Il est bon, il est plus que bon, il est la bonté. » Bonté du grain, bonté de la terre, bonté du monde, bonté de l'homme qui sème, bonté de Dieu. Nous sommes dans le fondamental de la création : « Dieu vit que cela était bon » (Genèse 1,10). Et nous sommes dans le fondamental d'une création en histoire. Non pas un monde créé tout fait, statique, immobile. Ce qui est semé est pour une croissance, une création continuée : grain puis épi, puis blé. Entre semailles et moisson, il y a le temps de l'histoire, le temps de la liberté de veiller à la croissance de ce qui est bon. Responsabilité qui est nôtre. Être veilleur pour que la vie semée par Dieu vienne à maturité. Ce n'est pas du tout fait de toute éternité, immobile, c'est une semence riche d'avenir, un don à faire qui périrait s'il ne pouvait s'épanouir grâce à la bonne terre de nos vies, de nos réponses humaines, don et accueil qui vont ensemble porter à maturité la nouveauté de l'épi.
La question du mal
Ce titre trompeur est en cohérence avec la réaction des serviteurs qui se focalisent sur l'ivraie, leur question sur son origine et surtout leur doute : « N'est-ce pas du bon grain que tu as semé ? » Leur doute qui frise le soupçon. Mais leur question n'est-elle pas la nôtre ? Leur doute et leur soupçon ne sont-ils pas les nôtres ? Cette question du mal qui nous taraude tous, qui est souvent un obstacle à la foi. La réponse du propriétaire est la même que celle de la Genèse. C'est un ennemi qui a semé de l'ivraie. La Genèse parle d'un serpent qui insinue le doute dans le don qui est fait, qui insinue le doute dans la bonté du donateur.
Que faut-il donc faire ? Arracher au risque de détruire la bonté des épis de blé ? Ce serait faire le jeu de l'ennemi. Le propriétaire opte pour un autre choix. Celui de la confiance dans le blé semé et dans la terre qui participe à la nouveauté de l'épi. Confiance dans l'épi assez fort pour ne pas se laisser étouffer par l'ivraie. Dans nos vies, il y a du bon grain et de l'ivraie. N'est-ce pas une erreur de se focaliser sur l'ivraie ? L'homme de cette parabole nous conseille un autre chemin. Croire en ce qui est bon en nous, croire que ce qui a été semé en nous par Dieu est bon et le développer au maximum, en y mettant toute notre énergie, notre créativité. C'est le développement de la bonté en nous, une « apparence » de bonté qui fera se dessécher l'ivraie. Et non un arrachage volontariste qui risque de dessécher la vie en nous.

jeudi 31 octobre 2013

Quiche à la tomate


Quiche à la tomate

Pour : 4 personnes Durée : 50 minutes Difficulté : Facile

Ingrédients 400 g de pâte brisée 8 tomates 20 g de beurre 3 cuil à soupe de moutarde forte 150 g d'emmental 2 échalotes 1 gousse d'ail 2 branches de persil 1 branche de thym 1 c à soupe d'origan

3 c à soupe d'huile d'olive 1 c à soupe de concentré de tomates Sel, poivre.

Phases techniques

Cuire la pâte à blanc une dizaine de minutes.

Couper les tomates en tranches épaisses saler et laisser dégorger jusqu'à utilisation. À la sortie du four, badigeonner le fond de pâte avec la moutarde.

Étaler le fromage en lamelles. Éponger les rondelles de tomates et bien les répartir sur la pâte. Faire une sauce avec les échalotes, l'ail, le persil haché, le thym, l'origan, l'huile et le concentré de tomates. Étaler cette sauce sur la pâte. Cuire 30 minutes à 220°.

Pour toutes sortes de recettes, un seul nom doit vous venir en tête : Gilbert

 

mercredi 30 octobre 2013

Poire rôtie en robe de pain d'épices


Poire rôtie en robe de pain d'épices

Préparation - 30mn / Cuisson - 10mn

Ingrédients pour 4 personnes : 4 pavés d'andouillette
6 poires 2 tranches de pain d'épices 1 cuillère à soupe de calvados 1/2 camembert 4 cuillères à soupe de crème fraiche

Préparation

1. Emietter grossièrement le pain d'épice, l'étaler sur une plaque à pâtisserie et le faire sècher, pendant environ 15 à 20 minutes au four à 140°C. Une fois sec, l'émietter plus finement entre les doigts.

2. Eplucher les poires puis les pocher dans une casserole d'eau bouillante pendant 8 minutes. Les laisser ensuite refroidir.

3. Evider les poires à l'aide d'un vide pomme, par le haut. Découper les mêmes tronçons de camembert avec le vide pomme et en garnir les poires. Puis replacer un petit tronçon avec la queue de la poire au dessus.

4. Rouler les poires dans la chapelure de pain d'épices et réchauffer au four, à 140°C, pendant 10 minutes.

5. Faire revenir les pavés d'andouillette à la poêle dans une noisette de beurre.

6. Faire fondre doucement le reste de camembert avec la crème fraiche, puis ajouter le calvados.

7. Détailler les poires restantes en julienne. Les arroser de quelques gouttes de jus de citron.

8. Dresser et servir aussitôt.

Gilbert

 

Pot-au-feu aux légumes


 

Pot-au-feu aux légumes

Ingrédients: 2 à 3 kg de bœuf (paleron, joue, plat de côtes, etc.) 1 oignon 1 cube de bouillon Pot-au-Feu dégraissé  5 clous de girofle 10 grains de genièvre

3 branches de céleri 4 carottes 4 navets 3 poireaux

6 pommes de terre Thym Laurier 15 grains de poivre noir et blanc 1 c. à café de gros sel

Préparation

Epluchez l’oignon et piquez-le avec les clous de girofle.

Epluchez les carottes et les navets, que vous couperez en deux.

Coupez les poireaux et le céleri en tronçons.

Attachez les poireaux par groupe de trois avec de la ficelle alimentaire pour éviter qu’ils ne se dispersent durant la cuisson.

Attachez également ensemble le thym et le laurier.

Dans une cocotte, déposez la viande, les légumes, les herbes aromatiques et couvrez avec 2 litres d’eau.

Portez à ébullition, ajoutez le sel, le poivre, les grains de genièvre et le cube de bouillon Pot-au-Feu dégraissé Laissez cuire 4 heures à feu doux.

Durant la première demi-heure de cuisson, retirez l’écume qui se forme à la surface de l’eau.

45 min avant la fin de la cuisson, épluchez les pommes de terre et ajoutez-les dans la cocotte.

Retirez la viande et les légumes de la cocotte, et servez le tout sur un plat.

Vous pouvez débuter le repas par un bol de bouillon avec des vermicelles ou de petites pâtes.

Variation : Si vous aimez les légumes al dente, doublez les quantités. Vous ajouterez les légumes supplémentaires, épluchés et coupés, dans la cocotte 20 min avant de servir.

Pour une soupe plus parfumée, poêlez les vermicelles quelques minutes avant de les cuire dans le bouillon. Ils doivent être légèrement dorés. Goût toasté assuré.

 

Aubergines rôties au miel de la Réunion


Aubergines rôties au miel de la Réunion

Pour : 4 personnes Durée : 2 heures Difficulté : Facile

Ingrédients-4 aubergines-6 gousses d'ail-2 étoiles d’anis

2 citrons-2 cuillères à soupe de miel-2 cuillères à soupe d'huile d'olive-sel et poivre

Phases techniques

Préchauffez le four à 160°C (thermostat 5-6).

Rincez les aubergines, débarrassez-les de leur pédoncule et coupez-les en tranches épaisses d'au moins 1 cm.

Prélevez le zeste d'un citron à l'aide d'un zesteur, placez-le dans une casserole avec les étoiles d'anis, recouvrez à peine d'eau et faites cuire à tout petit feu jusqu'à ce qu'il soit tendre. Puis égouttez-le avec une écumoire, et coupez-le en fines lamelles.

Pressez les citrons. Dans leur jus, ajoutez le miel et l'huile d'olive. Salez et poivrez.

Dans un plat sabot, arrangez une première couche d'aubergines, garnissez de lamelles de zeste et arrosez avec la moitié de la préparation à base de miel. Répartissez trois gousses d'ail non épluchées, puis couvrez avec une autre couche d'aubergines. Garnissez avec le reste du zeste de citron et de la sauce, et les dernières gousses d'ail.

Enfournez et laissez cuire pendant au moins 1 heure 30 minutes. Servez chaud ou froid.

 

Cake au canard et à l'orange


Cake au canard et à l'orange

Ingrédients : 100 g de magret de canard séché, 100 g de cerneaux de noix, 1 orange, 4 œufs, 100 g de farine

1 sachet de levure chimique 80 g de beurre + un peu pour le moule 1 cuillère à café de fleurs de thym

1 pincée de poivre du moulin un peu de graisse de canard (facultatif)

Phases techniques

Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6, chaleur tournante). Faites fondre le beurre sans le chauffer. Hachez les noix. Pelez l'orange à vif et prélevez-en les quartiers avec un couteau. Coupez le magret séché en tranches.

Battez les œufs en omelette. A l'aide d'une spatule, incorporez petit à petit la farine, la levure chimique et le beurre fondu. Fouettez jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Ajoutez les noix hachées, les quartiers d'orange et le thym. Salez et poivrez.

Beurrez le moule (ou enduisez-le de graisse de canard), tapissez-le soigneusement à l'aide des tranches de magret. Versez la pâte par-dessus. Faites cuire 30 minutes au four. Si le dessus colore trop vite, couvrez-la d'une feuille d'aluminium. Démoulez le cake dès sa sortie du four et laissez-le tiédir avant de le découper.

Conseil de Gilbert: vous pouvez arroser légèrement le cake du jus d'orange tant qu'il est chaud.