mardi 29 octobre 2013

A la recherche de Dieu



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A la recherche de Dieu
"Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer... et comme c'est justement le cas, l'homme s'en est chargé !". Quiconque lance une telle boutade est presque certain de faire son petit effet : on jugera son discernement éclairé et affranchi de toute naïveté, son humour subtil et son raisonnement libre.

Mais sérieusement, de la réponse que l'on donne à un tel questionnement dépend bien souvent la décision des uns de se libérer du scepticisme ambiant en s'ouvrant à la foi, et celle des autres de se retrancher derrière un athéisme intraitable.

Comment savoir ? Une piste intéressante consiste à voir si Dieu (ou les dieux) des différentes religions ressemble(nt) vraiment ou non à l'homme. On pourra alors espérer distinguer les constructions purement humaines et culturelles, d'une foi véritablement transcendante parce qu'universelle.
A la recherche de Dieu (ou du non-Dieu)...

La thèse de l'origine strictement humaine du concept divin s'est principalement diffusée au XIX
ème siècle. Parmi ses défenseurs figure l'anthropologue Edward B.Tylor, lequel s'est rendu célèbre par sa vision essentiellement évolutive des sociétés, y compris à propos de leurs systèmes religieux (1). Selon lui, la religion en général, loin d'avoir des causes surnaturelles, aurait eu des origines évolutives naturelles, l'homme s'étant, à chaque degré historique de la progression des civilisations, forgé des croyances calquées sur la structure sociale de l'époque, et visant à légitimer celle-ci. À commencer par le cerveau de quelque sauvage des temps anciens, lequel, ne disposant pas des lumières scientifiques pour expliquer les phénomènes physiques, aurait imaginé l'animisme, consistant à croire qu'une divinité se cache derrière chaque élément naturel. Après quoi l'homme, s'étant choisi des chefs et des rois, aurait transposé cette structure hiérarchique dans l'univers religieux, d'où par exemple le Panthéon des dieux gréco-romains, avec Zeus-Jupiter à leur tête. Et lorsque la monarchie est devenue absolue, l'humanité n'aurait plus toléré qu'un Dieu unique omnipotent. La noblesse aurait, avec la complicité du clergé, invoqué l'existence d'un ordre semblable dans les Cieux, régentés par un Dieu omnipotent. D'où le nécessaire reflet de cette prétendue réalité spirituelle sur le monde terrestre et sur son système hiérarchique. Et voilà comment l'autocratisme de Louis XIV aurait été baptisé "de droit divin".

Edward Tylor voulait ainsi prouver que le principe monothéiste ne pouvait exister que dans les civilisations les plus évoluées, et non pas parmi les peuples primitifs. Pour cela, il envoya aux quatre coins du monde des phalanges de jeunes anthropologues, de manière à illustrer ses thèses. Ceux-ci rapportèrent que les peuplades tribales ne se préoccuperaient que des formes religieuses les plus simplistes (les mânes des ancêtres, la sorcellerie et autre chamanisme, les tabous et l'animisme le plus basique) mais relevèrent également un phénomène assez inattendu, pour ne pas dire troublant.

Ils découvrirent qu'à côté de ces formes religieuses
90% des croyances tribales étaient fortement imprégnées de croyances en un Dieu unique, créateur de la terre et du ciel, invariablement bon, et impossible à représenter par une quelconque idole (2). Bref, un constat aux antipodes de celui espéré par Tylor, Huxley, Spencer et consorts. Ce fut d'ailleurs pour ne pas embarrasser ces derniers que leurs disciples très disciplinés minimisèrent ces résultats plutôt gênants, sinon les supprimèrent carrément... Cet édifiant exemple de rigueur intellectuelle et de bonne foi scientifique fut rapporté par le docteur Wilhelm Schmidt en 1934 (3). Schmidt relate comment tous les anthropologues préférèrent aveugler le public plutôt que de troubler leurs grands prêtres. Tous, sauf un : Andrew Lang fut le seul à dénoncer publiquement la suppression de ces pièces à conviction.

Etant donné que la croyance en un Dieu unique, créateur et bon, constitue un point commun à quasiment tous les peuples non atteints par les grandes religions, il va de soi qu'on ne peut l'attribuer à l'imagination spécifique de telle ou telle ethnie. D'où provient alors cette présupposition monothéiste universelle, et quelle signification lui attribuer ?

"Nous n'en savons rien", répondent aujourd'hui les scientifiques les plus honnêtes. Pourtant, l'hypothèse la plus vraisemblable n'est-elle pas celle-ci : c'est qu'il y a en l'homme une prescience ineffaçable de la réalité d'un Être Suprême, auteur de toutes choses. Cette conscience de l'existence de Dieu ne pourrait provenir, à en juger par sa permanence dans les peuplades les plus proches de l'âge de pierre, que de temps aussi anciens que la fondation même de l'humanité...

On remarquera en outre que le fait de ne pouvoir représenter le Créateur, tel qu'il ressort dans l'étrange unanimité des traditions tribales évoquées plus haut, rejoint tout à fait la conception du Dieu unique de la Bible... Dès 1500 avant J.C., l'Ancien Testament exclut clairement la possibilité d'attribuer à Celui qui nous transcende un aspect concret, non seulement en commandant aux Israélites de ne faire aucune représentation de la divinité (c'est l'un des dix commandements), mais aussi en n'indiquant la présence de l'Eternel que sous des apparences variables et relativement abstraites (feu dans un buisson pour Moïse ; murmure doux et léger pour Elie...).

Posons-nous maintenant la question des caractéristiques des croyances et des caractéristiques de Dieu, pour voir s'il y a adéquation...
A suivre en dessous de ce texte
Caractéristiques des croyances et caractéristiques de Dieu
Si Dieu est Dieu, cela signifie qu'il n'est pas soumis aux limitations auxquelles sont assujettis les êtres dotés d'un corps physique, contrairement à ce que prétendent certaines sectes dérivées du christianisme, par exemple celle des Mormons, pour qui Dieu aurait "un corps en chair et en os aussi tangible que celui des hommes"(4). On peut difficilement aller plus loin dans l'anthropomorphisme divin...

L'
absence de limite dans le temps paraît être la première des caractéristiques que devrait avoir une divinité digne de ce nom.

Certaines religions orientales ont tenté de faire croire à l'éternité de la matière. La Bible s'inscrit en faux contre de telles conceptions, confirmant avant même qu'elles n'existent les théories des astronomes à propos d'un début de l'univers et concernant la mort inéluctable des étoiles. Au sujet de Dieu, la Bible est claire : "Avant que les montagnes soient nées et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d'éternité en éternité tu es Dieu", (Psaume 90, v.2). À Moïse qui lui demandait Son Nom, Dieu a répondu : "Je suis", tout simplement, c'est-à-dire "J'existe, d'âge en âge, et avant même que tout autre être n'ait été appelé à l'existence". L'éternité fait partie intégrante de l'identité du Divin. On sent qu'il y a là quelque chose qui défie toute imagination humaine, imagination visible dans les mythes hindouistes ou amérindiens où l'on voit nombre de divinités naître à l'instar des humains.

L'intemporalité n'est pas le seul attribut divin qui vaille d'être examiné pour éclairer la problématique qui nous occupe. Il y a aussi
l'omniprésence.

On trouve une variante de cette idée dans diverses religions du monde, mais, selon certaines, l'univers contiendrait la divinité, la deuxième se résumant donc au premier. On appelle cette conception le
panthéisme. Dieu serait en toute chose, mais pas plus. Et de là à affirmer que "toute chose est Dieu", il n'y a qu'un pas que n'ont pas hésité à franchir certains courants religieux, tels la secte de la scientologie, ou bien encore l'hindouisme. Les 330 millions de divinités hindoues en sont un exemple frappant. Mais confondre la création avec le Créateur, c'est ouvrir la porte à toutes les idolâtries et si l'on n'admet pas l'existence d'un Dieu extérieur au monde et supérieur à lui, c'est finalement comme s'il n'y avait point de Dieu. Voilà pourquoi le philosophe allemand Schopenhauer disait que le panthéisme n'était en fait qu'un athéisme courtois...

La Bible dit que Dieu est omniprésent, agissant au sein de l'univers, mais elle n'en proclame pas moins qu'il est tout aussi
transcendant, autrement dit indépendant du monde visible : "Les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent contenir le Seigneur" (1er livre des Rois, chap.8, v.27). Une telle conception dépasse l'homme et sa capacité d'imagination : n'est-ce pas un élément en faveur d'une révélation d'en haut plutôt que d'une invention ?

Hélas, bien souvent, lorsque l'entendement humain se sent débordé, il cherche à compacter ce qui lui parait trop grand de manière à espérer le contenir, même si le prix à payer est la dénaturation complète ou partielle de l'objet de ses réflexions. Ce faisant, il incinère l'Être Suprême de façon à pouvoir au moins en conserver quelques cendres dans le petit pot de sa conscience. C'est mort, mais du moment que cela paraît philosophiquement séduisant, c'est bon à prendre... Ainsi donc, l'omniprésence de Dieu s'est trouvée réduite au panthéisme et sa transcendance au
déisme.

Le déisme prétend en effet que la création n'aurait plus aucun lien avec son Créateur, lequel, après avoir donné la chiquenaude initiale au monde, l'aurait laissé aller sans plus s'occuper de lui, un peu comme un horloger remonte son horloge en la laissant ensuite fonctionner sans la moindre intervention de sa part.

L'horloge et l'horloger... Les connaisseurs auront certainement reconnu l'expression de Voltaire, grand prêtre du déisme. Mais le déisme, sous couvert de reconnaître Dieu, n'est en réalité qu'une autre façon de nier son existence. En effet, si l'on pense que Dieu est totalement absent du monde actuel, on n'est en pratique pas plus avancé qu'un athée qui, n'espérant aucune intervention surnaturelle, en est réduit à chercher des substituts à droite ou à gauche.

On peut penser d'abord aux substituts africains ou asiatiques où le déisme dégénère généralement en
polythéisme teinté de spiritisme : on invoque les ancêtres et autres esprits, souvent parce que les légendes traditionnelles ont véhiculé l'image d'un Dieu inaccessible, mécontent des hommes, retiré en ses appartements célestes.

En Occident, le déisme des Lumières a imposé au citoyen la raison humaine comme substitut et guide suprême en matière de conviction : c'est le
rationalisme. Ce qui nous a même valu en France d'avoir droit à l'érection d'une statue de la déesse raison lors de la révolution de 1789 ! Talleyrand déplorait cette idéologie, et s'adressait ainsi au Directoire : "Votre culte de la Raison ne fait pas de progrès parmi le peuple, me dites-vous, et cela vous chagrine ? Je vais vous indiquer le moyen de réussir : Faites des miracles, ressuscitez les morts, guérissez les malades, chassez les démons ; puis soyez enseveli, ressuscitez le troisième jour, et continuez à faire des miracles. Vous convaincrez mieux les hommes de la vérité de votre religion...".

Par la bouche de ses prophètes, Dieu déplore aussi dans la Bible ces milliers de cas à travers l'histoire où l'homme, tenaillé par un féroce appétit d'indépendance, a finalement préféré s'inventer de médiocres substituts. Elle regrette que le refus humain de se reconnaître créé par le Tout-Puissant dégénère si souvent en une création factice de dieux (aujourd'hui ce sont nos passions, des stars, notre confort...), ou en une divinisation non-dite de l'homme. La religiosité et les superstitions ne sont qu'une inversion et une falsification de la Foi.
La vraie question : spiritualité nourrissante ou non ?
Posons-nous la question : nos croyances réussissent-elles à étancher notre soif spirituelle ? Oh, certes, lorsqu'on est en société, on joue le jeu. On s'exprime ainsi : "Le mal et la souffrance dans le monde sont la preuve que Dieu n'existe pas ou s'il existe, qu'il ne s'intéresse pas à nous".

Seulement voilà, dans le secret de nos vies privées, vers qui nous tournons-nous ? Pourquoi les citoyens "raisonnables" que nous sommes se retrouvent-ils dans le cabinet des astrologues, dans des cercles de partage bouddhistes ou ésotériques ? L'homme moderne ressemble décidément beaucoup à l'homme antique...

Tout simplement du fait d'une constante inaliénable chez lui : sa dimension spirituelle. Chateaubriand l'avait bien vu : "Ce qu'il y aura d'étonnant, [pour les philosophes], c'est qu'au milieu des maux qu'ils auront causés, ils n'auront même pas la satisfaction de voir le peuple plus incrédule : [car celui-ci], en affectant de mépriser la puissance divine, ira interroger la bohémienne, ou chercher ses destinées dans les bigarrures d'une carte. Il faut du merveilleux, un avenir, des espérances à l'homme, parce qu'il se sent fait pour l'immortalité. Les conjurations, la nécromancie, ne sont chez le peuple que l'instinct [de la spiritualité], et une des preuves les plus frappantes de la nécessité d'un culte. On est bien prêt de tout croire quand on ne croit rien ; on a des devins quand on n'a plus de prophètes, des sortilèges quand on renonce aux cérémonies religieuses, et l'on ouvre les antres des sorciers quand on ferme les temples du Seigneur !" (5)

Pour finir, contrairement au déisme, la Bible atteste que Dieu, créateur du monde, continue à s'occuper de lui : "si Dieu ne pensait qu'à lui-même, s'il ramenait à lui Son Esprit et Son souffle, toute chair périrait en même temps" (livre de Job, chap.34, v.14-15).

Mieux, même : Elle révèle qu'il est venu jusqu'à l'homme sous la forme du Christ. Dieu nous aime et cela l'a poussé à venir dans notre monde de misère et de méchanceté. Il a vécu comme un homme parmi les hommes, connaissant la pauvreté et la souffrance, la faim et la soif, la trahison et l'injustice, la torture et l'angoisse, le désespoir et la mort enfin. Dieu a passé par le pire chemin où l'on puisse passer.

Et non seulement il a partagé la souffrance humaine, mais encore et surtout il a pris sur lui tous les préjudices commis par chacun de nous au cours de notre vie terrestre, s'attaquant ainsi au problème du mal qui est à l'origine de la souffrance. Enfin, par sa résurrection, il donne une espérance réelle à tous ceux qui l'acceptent dans leurs cœurs. Dieu a beau être partout, dans l'univers comme hors de lui, il ne demeure pas partout : seulement chez les hommes et les femmes qui désirent avoir une relation personnelle avec lui et acceptent son intervention providentielle dans leur vie. "Dieu habite là où on le laisse entrer", disait fort justement le philosophe Martin Buber.


Gilbert, Mon Prince d’Amour


Gilbert, Mon Prince d’Amour

Vous qui maintes fois convoité avez su gagné si précieusement mon cœur de femme sensible, sachez que lorsque nos deux âmes unies auront atteint l'insoutenable légèreté de l'être, partout à cent lieux de votre royaume les Héraults annonceront notre bonheur et Dieu, dans son palais de lumière, enverra ses millions d'angelots pour que l'enfant de rubis aux yeux de diamants connaisse la joie du bonheur parfait qui peut unir deux êtres et que tous les centaures et les sirènes des autres contrés viennent vaincre la misère actuelle du genre humain en offrant l'irréfutable sagesse que le temps infini a su leurs donner en échange de leurs cœurs pour que nous, pauvres mortels, qui ne sont en fait que simples pêcheurs, puissions vivre l'éphémère miracle du ciel lorsque la nymphe déesse de l'amour nous laissera le fruit intime de sa chair, don ultime de la carabosse, son ennemie jurée, qui lorsqu'elle recouvre de sa chape noire la nature endormie, celle-ci s'éteint comme le flot de pensées qu'une seule âme peut émettre.

Tout ceci est la grandeur d'un sentiment que nous appelons AMOUR et c'est ce sentiment que j'éprouve pour vous. Lorsque ce sentiment sera réciproque cette folie que je viens d'écrire apparaîtra bien futile et sans aucune saveur face à ce que nous vivrons vraiment. Sachez seulement que cette passion est l'épice de nos vies et que sans elle nous ne sommes rien.

Ta princesse Sandra, qui t’Aime !

 

Fondant chocolat et châtaigne


Fondant chocolat et châtaigne

Une vieille recette griffonnée sur un bout de papier et ressortie des carnets de recettes ... Et pourtant, ce fondant, à dominante de chocolat sur fond de châtaigne, est légendaire !

Ingrédients :. 500 g de crème de marron. 150 g de chocolat noir. 150 g de beurre. 5 blancs d'œuf
. 35 g de farine . 1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie. Réserver. Dans un saladier, mélanger la crème de marron et la farine. Ajouter le chocolat et le beurre fondu et mélanger. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement à la préparation précédente. Verser la pâte dans un grand moule rectangulaire, préalablement beurré et fariné. Enfourner pendant 15 min. Laisser refroidir avant de démouler.

Rosabelle Dieudonné

 

L'Église de Maison

L'Église de Maison

"La question de savoir si les églises locales existent en vertu d'une institution ou d'un commandement de Dieu, en sorte que les vrais croyants vivant en un même lieu doivent ou bien organiser de telles églises ou bien se joindre à celles qui existent déjà, est de la plus grande importance", nous dit J.T. Mueller.

Cette question mérite sûrement d'être répondu, car elle reflète le besoin essentiel du chrétien authentique de s'assembler avec ses pareils. Or il faut réaliser qu'il est impossible d'organiser une Église, puisque l'Église est "un état d'être" et non "une institution". Organiser une Église serait admettre ne point faire partie de l'Église authentique de Christ ; et indiquerait un doute sur l'authenticité du salut par la Grâce des chrétiens qui la forme ; du moins un grand manque de compréhension et de discernement de leur part. Or nous savons que le chrétien individuel est l'Église visible et que Christ en lui est l'Église invisible. Ceci nous indique qu'un chrétien soit seul ou qu'il soit dans un groupe, il est dans l'Église puisque l'Église est un état d'être et non une organisation formelle. Toutefois la Bible nous indique la nécessité et non l'obligation de se réunir ensemble pour partager notre foi et nous encourager mutuellement à persister dans l'espérance de la gloire à venir.

Sachant que le mot "l'Église" signifie "l'Appel à Renaître, ou Appel à la Séparation", c'est à dire "être en état de Grâce" par le moyen de la foi dans le sang de Christ, "être délivré" de nos péchés ; nous indique qu'un groupe de chrétiens réunis ensemble est "une assemblée d'invités à la Séparation", ou "d'invités à la Délivrance" par le moyen de la foi en Christ. Ce sont "les délivrés ou les séparés" qui forment individuellement "l'assemblée", et non l'assemblée qui forme l'Église. Mais nous pourrions dire aussi que chaque croyant individuel étant l'Église en soi-même ; l'assemblée d'un groupe de croyants est la manifestation de l'Église dans une localité spécifique. C'est à dire que l'assemblée est l'évidence de la Grâce dans chaque chrétien réuni qui se manifeste dans la proclamation de sa Séparation, nommé aussi l'Évangile de la Grâce.

"L'apôtre Paul parle non seulement du Corps entier, mais aussi des groupes locaux et même d'une famille Chrétienne comme étant "l'Église". Jamais un groupe locale est appelé "une église". Car Paul ne regarde pas l'Église comme étant un groupe d'églises locales, et encore moins de dénominations ; sa pensée étant plutôt qu'un groupe de croyants, qu'ils soient deux ou trois, réuni au nom de Jésus ; sont l'Église dans le lieu où ils se rencontrent, la manifestation locale de la vie spirituelle de l'Église". En effet, dans le dernier chapitre de l'épître aux Romains, Paul signale l'existence d'au moins cinq groupes de chrétiens dans la ville de Rome, qui se rencontre, chacun dans leur propre maison, comme étant "les appelés à être saints" ou "appelés à être séparés", à être "marginalisés"
(Romains 1:6; 16:3-15).

D'après ces indications et plusieurs autres, nous voyons qu'une famille qui se rencontre autour de la Parole ; père, mère et enfants ; est considérée comme étant l'Église. Le concept d'Église de famille valorise d'avantage la famille chrétienne ; encore plus si quelques amis s'ajoutent à leur réunion de partage. Ici l'Église trouve sa valeur dans la simplicité et non dans les complexités d'une Institution formelle. C'est dans le principe de famille chrétienne que nous voyons l'Église comme étant "l'éclosion de la Grâce" dans le cœur de tous ceux qui se réunissent. Là est l'essentiel, et là Christ est présent dans son Église Marginale. Ainsi l'Évangile de la Grâce seule est préservé dans les foyers chrétiens, par les parents chrétiens et par les amis chrétiens ; et l'étude de la Bible par ces Chrétiens peut à elle seule, préserver et répandre l'Église de Christ sur la terre. Ceci nous indique clairement que toute Institution est l'ennemi de la famille chrétienne ; car toute Institution nous dérobe de notre Liberté que nous avons en Christ. Ils nous faut donc combattre contre tout ce qui s'oppose à "l'Amour, la Foi, et la Liberté" de la Grâce unique de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur ; seul Chef de notre famille. Nous avons donc l'indication que l'Église de Maison est le modèle unique pour les rencontres et les études de la Parole de Dieu.

Même J.M. Nicole qui fait parti de l'Église Réformée affirme que les premiers chrétiens se rencontrèrent de maison en maison : "Au premier siècle, nous ne trouvons pas de trace de bâtiment spécialement affecté au culte chrétien. On se réunissait dans des maisons particulières. Au début, le culte était célébré tous les jours
(Actes 2:46-47; 5:42). Une grande spontanéité caractérisait le culte. On chantait des psaumes et des cantiques. On priait à haute voix. Ceux qui s'y sentaient poussés [par l'Esprit en eux] pouvaient adresser une parole d'exhortation ou d'enseignement. Sans doute [les instructeurs] prenaient-ils la parole plus souvent que d'autres. D'ailleurs la liberté qui régnait n'empêchait pas l'ordre et la bienséance. Les diverses [assemblée] locales semblent avoir été indépendantes les unes vis-à-vis des autres. Leur unité était basée sur l'intérêt mutuel et non sur une organisation administrative. Elles se soutenaient mutuellement par des dons financiers parfaitement libres et spontanés".

Voici donc le modèle à reproduire dans les rencontres de maisons. Tenant compte des circonstances et de la liberté chrétienne, ce modèle peut tolérer certaines variations tout en demeurant dans sa simplicité première. C'est ici que nous trouvons le Christianisme Marginal ; un Christianisme pur et sans forme, libre comme le vent : "
Séparez-vous de cette génération perverse" (Actes 2:40)

Salade de champignons à la chinoise



Salade de champignons à la chinoise

Ingrédients pour 3 personnes : 400 g de champignons de Paris. 3 tomates, quelques feuilles de coriandre, 1 à 2 gousses d'ail. 1 c à s de sauce soja. 1 c à s de vinaigre balsamique
. 2 c à s d'huile d'olive. 1 càc d'huile de sésame
 poivre 5 baies

Préparer la sauce : mélanger l'ail haché, la sauce soja, le vinaigre, l'huile d'olive, l'huile de sésame et le poivre. Réserver. Laver délicatement les champignons. Couper la queue et les tailler en lamelles. Laver les tomates, retirer le pédoncule et les pépins, les couper en morceaux. Mélanger les champignons, les tomates et la sauce. Servir parsemé de feuilles de coriandre.

Nota : Cette salade se prépare plutôt au dernier moment, afin que les champignons ne noircissent pas.

 
 

Salade de riz noir aux crevettes

  • Salade de riz noir aux crevettes

Salade de riz noir aux crevettes
Publié le 29/10/2013 à 08:00 dans 20 000 recettes - Ajouter un commentaire

Salade de riz noir aux crevettes
Ingrédients pour 4 personnes : 24 crevettes cuites
 200 de riz noir (magasin bio). 1 petit poivron rouge. 1 petit poivron jaune. 1 courgette
. 1 concombre. 1 carotte. 1 petit oignon blanc
. 1 citron jaune. quelques feuilles de coriandre
. 4 c à s d'huile d'olive. sel, poivre 5 baies
Cuire le riz pendant 45 min. à feu moyen dans une casserole d'eau bouillante salée. Egoutter et laisser refroidir. 
Laver les légumes et les parer. Peler le concombre. Les découper en julienne (utiliser la mandoline pour les poivrons, le concombre et la courgette, passer la carotte à la râpe fine). Réaliser la sauce en mélangeant le jus du citron, l'huile d'olive, l'oignon et la coriandre grossièrement ciselés. Saler et poivrer. Y incorporer le riz, les légumes et les crevettes décortiquées. Mélanger délicatement et servir
Gilbert
 

dimanche 27 octobre 2013

Lettre à Franz l’Eventreur

Lettre à Franz l’Eventreur
Mon cher Franz, regarde ta montre : il est 18H55, ce soir.
Je t’écris à la place de Maxime Le Boucher, mon frère jumeau, caché, désormais inutile, décédé ce soir d’une indigestion de saucisses pur porc que je lui ai fait avaler une par une.
Étudiant autodidacte, il adorait te lire à haute voix le soir à la veillée de Noël quand je crachais du sang à cause de ma maladie, et il aurait beaucoup aimé te rencontrer avant de mourir. C’est tant pis pour lui mais pour mon futur, c’est bien fait pour moi : je le haïssais de bon cœur, même si j’appréciais à sa juste valeur l’attention qu’il portait à notre mère, qui s’échinait à la tâche pour nous élever lui dans le silence et moi dans la folie. Gentil, il ne faisait jamais de sottises, et n’étant pas atteint de tuberculose comme moi, maman passait moins de temps avec lui, ce qui parfois me rendait un peu jaloux. C’est pour cela que je le détestais, car j’ai toujours eu horreur de l’haleine puante qui sentait le tabac de notre mère bien-aimée baisant mes joues. Je suis heureux qu’il ne soit plus vivant, il ne servait à rien. Il n’était que mon double. Moi je vis encore, comme toi Franz… pour le moment.
A ce sujet, il est écrit dans certains quotidiens de Dijon que tu vas tout de même bientôt passer l’arme à gauche mais je ne me résigne pas à croire à l’authenticité de cette information. Un écrivain aussi talentueux que toi ne meurt pas, et la récente métamorphose de ma mère en chenille est la preuve éblouissante que ton imagination, non seulement n’est pas le fruit du hasard mais qu’elle ne sombrera jamais dans l’anonymat, car sans nous connaître, sans nous avoir une seule fois rencontrés, tu avais pressenti grâce à tes pouvoirs spéciaux à la possibilité d’une transformation d’humain en insecte. Je trouve cela particulièrement exceptionnel même si venant de toi, plus rien ne m’étonne.car parfois n’est tu pas un peu fou.
Cela dit, je t’en veux quand même car il se trouve que maman ne va plus très bien maintenant. Elle repose silencieuse dans son lit depuis six longs mois déjà, et je n’ose même plus rentrer dans la pièce où mon frère et moi l’avions abandonnée, tant l’odeur est devenue insupportable. Je me demande si elle va bien. Peut-être que, comme un papillon, elle s’est envolée par la fenêtre et que je ne la reverrais jamais. Mais qui de la carcasse de chenille et de son insoutenable puanteur ? Que lui as-tu fait exactement ? Mon frère a-t-il été ton bras armé dans cette malencontreuse expérience ? Mais je m’égare peut-être. Nous en reparlerons tout à l’heure de vive voix.
Sais-tu que j’écris moi aussi ? Rien de véritablement bon, je te rassure, mais puisqu’il devient probable que je te survivrais un temps, il pourrait s’avérer judicieux que je prenne ta place, et que je devienne toi : Franz Caféine.
A travers ton identité, je pourrais sortir de l’anonymat et passer à la postérité. Je publierais donc, que cela te plaise ou pas, le procès et le château.
Au fait, accepterais-tu de prendre aussi à ta charge la mort de mon frère ? Cela m’éviterait de le faire fondre avec amour dans l’acide chlorhydrique. Max n’a peut-être jamais officiellement existé de son vivant, mais je ne souhaite pas conserver son corps avec la carcasse chrysalide de ma mère. Tu avais probablement des raisons de le tuer lui aussi…
Car vois-tu, la petite lettre que j’ai laissé dans sa poche t’accable : les échanges écrits que vous entreteniez tous les deux depuis ces trois dernières semaines avaient été ternis par la relation étrange de mon frère avec cette femme morte rencontrée au funérarium. Ce qui est écrit de sa main (certes sous ma contrainte mais personne n’en saura rien, si tu sais fermer ta gueule) montre bien que tu étais jaloux et terriblement meurtri par cet aventure pour le moins contre nature. Mais cessons là les écrits.
Il est 20h du soir. Je frappe à ta porte. Tu vas m’ouvrir et nous parlerons un moment.
Adieu Franz.