Les
temps sont durs pour tout le monde
Depuis
plus de vingt ans un brave curé de campagne servait de son mieux son Eglise, les
paroissiens et paroissiennes ne pouvaient dire de lui que des éloges. Seulement
voilà, les années passent vite et la vieillesse approche. C’est pourquoi, le
Père Gripsous Armand, sachant très bien que le montant de sa retraite versée par
le Vatican serait dérisoire. Il lui fallait donc faire des économies pendant
qu’il prêchait dans le village de Soupolait. (400 habitants) Aussi, c’est avec
une profonde conviction, que chaque soir il prélevait « un peu » de l’argent que
ses braves gens du village déposait dans les « urnes » préparer à cet effet. Il
se souvenait de ce que l’Apôtre Paul disait du temps de son ministère : « Tout
ce qui n’est pas né d’une conviction est péché »
C’était
un travailleur hors norme puisqu’en l’espace de trente ans, il mit de côté la
somme de 700.000 euros, sur son livret de caisse d’épargne. Il prit sa retraite
à 80 ans, jusque-là tout allait pour le mieux. A partir de ce jour, il pouvait
s’offrir une bonne glace, ou un paquet de cigarette. Tous ses paroissiens sont
d’accord pour dire, qu’après tout, il fallait bien qu’il vive.
Ses
problèmes ont commencés à venir lorsque l’Abbé Radin, le nouveau curé qui allait
officier à sa place, s’aperçu en faisant les comptes, qu’il manquait 700.000
euros dans la caisse qui se trouvait dans la sacristie. Le Père Radin, qui sans
doute aurait préféré avoir l’argent pour lui, alla déposer plainte à la
gendarmerie du village, pour escroquerie. Finalement, le Père Gripsous fut
condamné à rembourser. C’est d’office que le Président du Tribunal, fit
main-basse sur son livret de la somme qui restait soit : 692.000 euros. La
morale de cette histoire, c’est que le Père Radin était bien un avare, bonne
chance à tous ses ouailles.
Josué
Matthieu
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